My India

A la source du Gange, Haridwar est une ville sacrée de l’hindouisme, elle accueille toute l’année des millions de pèlerins venus se baigner dans le cours rapide du fleuve pour se laver de leur péchés. Les foules de croyants massées autour des gaths (marches donnant sur le fleuve sacré) confèrent à la ville une ambiance est très mystique et solennelle.
Tout au long de la journée des offrandes sont faites au fleuve sacré comme des corbeilles végétales garnies de fleurs et d’une bougie allumée.
Une fois tous les douze ans, Haridwar accueille la Kumbh Mela, le plus grand rassemblement religieux au monde qui attire des millions de fidèles aux mois de mars et avril.
Cette fête est issue d’un des mythes hindouistes de la création. Pour s’emparer d’un kumbh (pichet) contenant le nectar de l’immortalité, les Dieux et les démons livrèrent une grande bataille. En s’emparant de la jarre, Vishnu fit tomber 4 gouttes de nectars qui tombèrent sur le sol des 4 lieux saints : Allahabad, Nasik, Ujjain et Haridwar. Depuis la préhistoire, hommes et femmes sages se rencontrent à la Kumbh Mela lors de l’alignement de la lune, du soleil et de Jupiterre…

Durant la Kumbh Mela, des camps sont installés tout autour de la ville pour y accueillir différents groupes de religieux. Des êtres éveillés venus de toutes les régions de l’Inde se rencontrent pour y échanger leur savoirs et animer des conférences sur le thème de l’hindouisme et ses nombreuses branches. Parmi les dévots, les sadhus , du sanscrit « renonçant » ont fait vœux de vivre le plus simplement possible, dans le dénuement matériel. Certains font des choix radicaux, comme Mahunt Shree Vhola Geere Bapou, qui a choisit de renoncer à l’usage de son bras gauche depuis plus de 27ans. D’autres décident de vivre nus, parfois ils s’enduisent même de cendres : ce sont les nagas.
Pour se rapprocher du divin et élever leur conscience, les sadhus fument le hashish ou la marijuana, comme le faisait régulièrement leur dieu Shiva. Ces hommes sont considérés comme des saints : tout au long de la journée on vient leur faire des offrandes , partager leur shilum et écouter leur conseils éclairés…

Rishikesh, à 25km d’Haridwar, est devenu un haut lieu de spiritualité pour les occidentaux depuis la venue des Beatles en 1960, qui ont séjourné dans un ashram durant plusieurs semaines et y ont composé de nombreux titres du White Album.
Située au bord du Gange, la ville regorge de temples et ashrams où des pèlerins du monde entier viennent y passer une paisible retraire, assister à des cours de yoga, méditation ou massages ayurvédiques…
Le soir, touristes, sadhus et fidèles se rejoignent sur les gaths (marches donnant sur le fleuve sacré) pour y chanter des mélopées, psalmodier des mantras et allumer des bougies, faire des offrandes au Gange…

Fondée vers 1200 av J.-C., Varanasi (Bénarès) est l’une des plus ancienne cités constamment habités au monde et l’une des plus grandes villes saintes de l’Inde. Les pèlerins hindous y viennent sur les gaths pour se laver de leur pêchés dans le Gange ou pour la crémations de leurs proches, qui selon la croyance indienne leur permettrait de se libérer du cycle des réincarnations.
Cette ville est magique, parfois oppressante avec ses ruelles sans fin où rabatteurs s’y donnent à cœur joie avec les nombreux touristes. Ses célèbres gaths sont le théâtre des rites les plus intimes de la vie et de la mort, les observer lors d’une promenade à pied ou en barque est une expérience inoubliable…

Je suis maintenant à Norbulingka, juste à côté de Dharamsala chef lieu du gouvernement tibétain en exil en Inde. Ce petit village peuplé presque exclusivement de réfugiés, est connu des visiteur pour son magnifique centre d'artisanat tibétain.
Je vais bientôt commencer un nouveau projet avec mon ami Lamsang sur la jeunesse tibétaine en exil...

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