Des matelas pour le CSCom de Diabaly !

Lors de mon voyage au Mali, je suis passé par Diabaly, un village du cercle de Niono dans la région de Ségou, à 400km au nord de Bamako. C’est là qu’est né mon ami Ousco du groupe SMOD, nous sommes allés visiter sa famille. Pendant le séjour, sa mère qui est infirmière au centre de santé du village a demandé à son fils de m’emmener au dispensaire pour voir « si on peut faire quelque chose pour les lits ».
A vrai dire je ne suis pas très friand de visites d’hôpital, encore moins dans les pays qui sont en difficulté, je trouve même cela malsain si la venue n’a pas un but précis. Si j’ai décidé d’y aller, c’est parce qu’on m’a parlé d’un soucis qu’il serait utile de témoigner, et pourquoi pas trouver quelques bonnes âmes à travers cet article !

Là bas, je suis reçu par Gaousou Coulibaly, il assiste un collègue qui soigne une fillette atteinte d’une crise de paludisme.

©2009 Benoit FACCHI

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NIKON D7000
Focal Length
17mm
Aperture
f/4
Exposure
1/80s
ISO
1000

Gaousou travaille actuellement au Centre de santé Communautaire (CSCom) de Diabaly, en tant qu’infirmier d’état. Après avoir suivi des études de technicien de santé à l’université de Bamako, il est retourné au village « pour aider et soigner ses frères, amis et voisins ».
« Ici, on vient surtout pour se faire vacciner et traiter une crise de palu. Beaucoup d’enfants sont hospitalisés, car ils sont plus vulnérables que les adultes et souvent plus exposés aux moustiques. On soigne aussi les IRA (Infection Respiratoires Aiguës), les conjonctivites, les troubles liés à la grossesse et on s’occupe des petits accidents…  »

Dix-neuf villages sont concernés par le dispensaire, sur un cercle de 15km. Une vingtaine de bénévoles, stagiaires ou salariés s’occupent de la santé d’environ 50 patients permanents, auxquels s’ajoutent ceux des consultations journalières. Le CSCom est financé par le Millenium Challenge Account, un fond américain. A travers ces dons, les États-Unis souhaitent « contribuer à la croissance accélérée et à la lutte contre la pauvreté dans les PMA » (Pays les Moins Avancés).

©2009 Benoit FACCHI

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f/3.2
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1/80s
ISO
1000

Gaousou me fait visiter le centre et s’arrête dans une pièce où sont entreposés des lits vides. « Une ONG américaine est venue construire le dispensaire, et a également fourni des médicaments, du matériel de soins, des couvertures, des lits… Toute l’équipe est très satisfaite de ce soutient, mais il y a un gros problème : les lits ne sont pas équipés de matelas !!! »

©2009 Benoit FACCHI

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17mm
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ISO
1000

Simple oubli ou une aberration de plus comme j’ai eu l’habitude d’en vivre au Mali ?!
Toujours est-il que le dispensaire abrite aujourd’hui des dizaines de lits et berceaux démunis de matelas, près de 3O manquent à l’appel. « On est obligé de demander aux patients ou aux membres de leur famille d’amener leur propre matelas pour une perfusion ou autre, c’est une aberration ! » commente l’infirmier en secouant la tête…

Avant de retourner au chevet des malades, il me confie son rêve : « Venir en France ! La France, c’est le premier ami du Mali, c’est le pays qui nous aide le plus. J’aimerais y aller, simplement pour étudier, et ainsi apprendre comment aider encore mieux les gens du village. Les études sont limitées au Mali, on a besoin de la France pour être plus qualifié. »

On se sert la main, une voix l’appelle au loin… en me quittant il me rappelle : « N’oublie, pas, ici, nous avons besoin de matelas ! »

Si vous souhaitez soutenir le dispensaire de Diabaly pour acheter des matelas sur place, je peux servir d’intermédiaire, ou contactez directement Ousco. C’est lui qui garantira le bon acheminement de l’argent pour que ces lits puissent être équipés le plus rapidement possible.

©2009 Benoit FACCHI

J’en profite pour remercier JLM, je sais qu’il me lira, pour sa générosité envers Benoit mon ami Dogon gardien à Bamako.

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