From the monthly archives:

mars 2010

La photo du lundi #24

mars 29, 2010

A nouveau un jeu pratiqué par les tibétains en exil comme photo du lundi… mais attention, cette fois-ci un jeu 100% tibétain : Le « Cho », qui vient de la région d’Amdo.
(le « Carrom« , que j’avais présenté est un jeu indien)
Deux dés, un bol pour les jeter sur un plateau de cuir, et des coquillages ou pièces de monnaie à faire avancer selon le tirage… le premier arrivé au bout du cercle a gagné.
A chaque lancer de dé, tout Tibétain qui se respecte se doit de pousser un cri retentissant, qui fera systématiquement éclater de rire ses adversaires si le résultat obtenu n’est pas à la hauteur de celui espéré !!!

©2010 Benoit FACCHI
(cliquez sur l’image pour l’agrandir)

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Le monastère « Lhundrub Chime Gatsal Ling » est situé à Norbulingka, un petit village sous Dharamshala en Inde du Nord, abritant une petite communauté tibétaine en exil. Ce Gompa (monastère en tibétain), totalement rénové en 2008, est occupé par environ 150 moines adultes et 50 jeunes de moins de 16ans.
Quand j’y suis allé, les moines étaient en vacances, seuls les plus petits étaient encore présents. J’ai pu partager quelques moments de leur dernier jour d’études…
Le plus jeune a 8 ans, mais certains deviennent moines dès l’âge de trois ans. A 12 ans environ, ils doivent faire un choix personnel : s’il veulent continuer dans cette voie ou non. La plupart continue, mais certains font le choix de s’arrêter, comme par exemple les enfants uniques qui préfèrent travailler pour pouvoir s’occuper de leurs parents. S’en suivent ensuite des études générales jusqu’à 16 ans dans le même Gompa, puis chaque moine va se spécialiser dans d’autres monastères du pays, pour apprendre l’anglais, l’informatique… et d’autres spécialités, tout en continuant son apprentissage de moine.

musique : Akhu Pema – Palgon (Original)
Plus d’infos sur la dernière photo

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La photo du lundi #23

mars 22, 2010

En attendant le reportage de la journée (Tibetan Uprising Day 2010) en son intégralité, en voici un deuxième aperçu.
©2010 Benoit FACCHI
(cliquez sur l’image pour l’agrandir)

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©2010 Benoit FACCHI

Parce que votre vue est un bien précieux, parce que de nombreux progrès sont réalisés chaque année, la Fondation Krys pour La Vue s’engage à informer et sensibiliser le grand public aux problèmes liés à la vue.
A travers ses actions humanitaires, elle contribue également à améliorer la santé visuelle des populations les plus sensibles pour que « la solidarité commence par un regard »
Cette Fondation a organisé un concours photo parrainé par Jean-Marc Barr, j’y ai participé et deux de mes images se trouvent dans les 20 photos lauréates (sur environ 700 participants et plus de 2000 photos reçues).

©2010 Benoit FACCHI

En 4e position, une photo d’écoliers tibétains fils de nomades, réfugiés dans le Ladakh en Inde du Nord.

©2010 Benoit FACCHI

En 13e position, un portrait d’un papi tibétain, nomade du camp de Samaad dans le Ladakh.

Liste des 20 photos lauréates du jury ici

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Retrouvailles #2

mars 16, 2010

Lors de mon précédent voyage en Inde en juillet-août 2008 pour l’association Echanges Himalayens avec la journaliste Laetitia Scuiller, je suis tombé en pleine période pré-Jeux Olympiques. A ce moment, les Tibétains réfugiés multipliaient les manifestations et actions non-violentes contre le gouvernement chinois. Un reportage complet a été réalisé, avec interviews des leaders des ONG tibétaines en exil œuvrant pour la paix au Tibet. Un livret et une exposition, « RANZEN » (liberté en tibétain), ont été produits fin 2008.
Quelques jours avant l’ouverture des jeux, le « Tibetan Youth Congress », l’ONG la plus importante, a organisé une grève de la faim et de la soif à Delhi, capitale du pays. Quand on est arrivé sur les lieux le 9e jour de grève, les huit participants étaient nettement affaiblis, proche d’une mort certaine si on ne faisait rien pour eux.
Ces clichés ont été très difficiles à prendre, je pouvais lire toute la détresse mais aussi la détermination de ces jeunes volontaires au suicide, prêt à tout pour la liberté de leur patrie… tout en sachant pertinemment que mes images n’apporteraient aucune solution au tragique destin du peuple tibétain.
Bien évidemment, ce jour-ci, il n’a pas été possible d’interviewer les grévistes, il leur fallait économiser le maximum de salive, la chaleur suffocante n’améliorant pas leur condition de survie.
Cette année, dans le petit village de Norbulingka en dessous de Dharamshala peuplé essentiellement de réfugiés tibétains (et connu pour son centre d’artisanat), j’ai retrouvé un des huit participants à cette grève de la faim, Wangdue Phontsok. La surprise fut de taille, surtout que il est aujourd’hui plutôt bien portant, complètement métamorphosé à mes yeux, mais dans son corps « normal » d’après lui, c’est la grève qui lui avait fait perdre autant de poids !
J’en ai profité pour faire un portrait, et lui poser quelques questions…

©2010 Benoit FACCHI

Delhi, au 9e jour de grève 08/2008

©2010 Benoit FACCHI

Norbulingka, à l’entrée du centre d’artisanat tibétain 03/2010

Quel âge as-tu ?
W. P. : 32 ans

Quelle est ton occupation actuelle ?
W. P. : Couturier au centre d’artisanat de Norbulingka, je fabrique des Thangkas en tissus (les Thangkas tibétains sont les tableaux traditionnels bouddhistes peints ou brodées qu‘on retrouve dans les temples ou chez les Tibétains les plus fortunés)

Marié ? Des enfants ?
W. P. : Oui, je suis marié et j’ai un fils de 2 ans et 4 mois.

Pourquoi as-tu décidé de répondre à l’appel du Tibetan Youth Congress qui cherchait des volontaires à la grève de la faim ?
W. P. : En tant que Tibétain en exil, j’estime avoir une responsabilité envers mon peuple souffrant au Tibet, je me dois de faire tout ce qui est de mon possible pour les aider.

As-tu parlé de ça à ta famille avant de prendre ta décision ?
W. P. : Non. Avant de me marier, j’ai dit à ma femme que ma vie serait consacrée à la cause tibétaine avant toute chose, même avant ma famille. Elle le sait, elle me supporte et est d’accord avec toutes mes décisions de cette nature. Pour la grève de la faim en 2008 elle a même signé une autorisation au TYC.

Pendant neuf jours, vous n’avez donc rien mangé et rien bu. J’ai entendu que vous refusiez même de vous brosser les dents, c’est exact ?
W. P. : Oui, et on a même refusé de se laver le visage.

A quoi pensais-tu quand tu étais proche de la mort quand je t’ai rencontré le neuvième jour de grève ?
W. P. : J’étais plutôt serein, je me suis toujours préparé à servir ma patrie quelque soit l’action menée, j’étais donc heureux d’avoir une telle chance de participer à cette grève de la faim. J’espère réitérer d’autres actions de ce type dans le futur, si la situation au Tibet ne change pas.

La grève s’est arrêtée ce soir même, le neuvième jour de grève.
Que s’est-il passé quand je suis reparti ?
W. P. : A ce moment j’étais malade, les docteurs nous faisaient uniquement des massages car nous avions décidé de ne pas prendre de médicaments. Je suis tombé inconscient vers neuf heures du soir, puis beaucoup de policiers (indiens) sont venus nous chercher pour nous emmener de force à l’hôpital. Ca s’est donc fini ainsi…

Cette grève de la faim t’a causé des problèmes de santé ?
W. P. : Non. Après l’action, on est resté un mois sur Delhi, pour pouvoir aller faire des examens réguliers à l’hôpital. Les docteurs m’ont dit que je n’avais pas de séquelles, ils ne m’ont pas donné de médicaments.

Es-tu satisfais de cette action ?
W. P. : Oui, pour moi ça été une réelle chance d’y participer. Par la suite je projette de rejoindre d’autres mouvements, quelque soit le danger encouru. Il y a quelques année, Hu Jin Tao (président actuel chinois) était de visite à Delhi. Plusieurs Tibétains ont sauté dans la cour de l’ambassade de Chine pour protester. Pour ma part, j’avais décidé de m’immoler par les flammes en utilisant de l’essence, mais plusieurs femmes tibétaines m’ont arrêté dans mon acte.

Les médiats étrangers ont-ils couvert cette opération ? Suffisamment d’après toi ?
W. P. : Le premier jour plusieurs journalistes nous ont interviewé mais au fur et à mesure que les jours passaient on en voyait de moins en mois ! D’après moi c’est jamais suffisant, sinon le peuple tibétain n’en serait pas là actuellement, on serait tous déjà retourné au Tibet !

Si tu pouvais revenir dans le passé, tu réitérerais ton implication ?
W. P. : Bien sûr que je le referais, et de la même façon ! J’espère même que dans le futur, en plus de ne rien ingérer, on crachera notre salive au fur et à mesure… J’ai demandé au TYC de me contacter s’ils ont besoin de volontaires pour n’importe quelle action future.

Les membres de ta famille sont-ils fiers de ce que tu as fait pour le peuple tibétain ?
W. P. : Oui, tous les membres de ma famille m’ont supporté dans la grève de la faim, et aussi les habitants du village de réfugiés où je suis né en Inde du Sud, à Honsure. Tous sont fiers de mon action.

Le Dalaï-Lama a-t-il commenté votre décision ? Connais-tu sa position concernant ce type d’action ?
W. P. : Des Tibétains m’ont dit que Sa Sainteté nous demandait de ne pas continuer notre grève de la faim, car cela mettait notre vie en péril. En tant que moine bouddhiste compatissant sa réaction est tout à fait compréhensible, il ne soutiendra jamais la souffrance d’une personne. Mais en tant que Tibétain réfugié, nous devons continuer à nous battre, faire de tout notre possible pour la liberté du Tibet.

As-tu un message particulier que tu voudrais adresser aux français qui liraient cette interview ?
W. P. : J’aimerais remercier les Français de tout mon cœur pour avoir supporté le Tibet avant les Jeux de 2008, j’ai même entendu que vous avez réussi à bloquer la flamme olympique lors de son passage à Paris ! J’espère que vous continuerez vos actions en faveur du peuple tibétain… elles sont si importante pour la liberté de mon pays et mes frères !

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Je ne t’ai pas vu lors de la manifestation du 10 mars dernier à Dharamshala (pour le 51e anniversaire de commémoration du soulèvement du peuple tibétain à Lhassa le 10 mars 59), tu n’y étais pas ?
W. P. : Non. Je me suis rendu à Delhi deux jours avant. Le 9 mars, a la veille du jour J, je me suis introduit dans la cour de l’ambassade de Chine accompagné de 21 hommes et 4 femmes, tous munis de drapeaux tibétains et de T-Shirt imprimés pour l’occasion où on pouvait lire distinctement des slogans militants comme « Free Tibet », « China Go Out » ou « Stop Genocide in Tibet »…
Nous savons que les Tibétains à l’intérieur du pays risquent continuellement leur vie pour protester contre les lois injustes des Chinois, ils souffrent beaucoup. En tant que réfugiés on a l’habitude de dire qu’on est avec eux, on les soutient toute l’année, pas seulement le jour du 10 mars… c’est pour cette raison qu’on a décidé d’y aller un jour avant. Beaucoup de médiats ont répondu à notre appel, et ils étaient tous présent à ce moment. Nous avons pu leur expliquer notre démarche.
On s’est donc rendu à l’ambassade, et on s’est tous enchainé à des piliers dans la cour de l’ambassade, de ce fait les officiers ont mis pas mal de temps à nous déloger ! On est bien resté 20 min à l’intérieur de l’ambassade à protester. Tout s’est passé sans aucune violence, ils ont juste pris notre nom et autres renseignements avant de nous relâcher ensuite…

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La photo du lundi #22

mars 15, 2010

Ca y est, les vacances sont terminées, à ce moment même je dois être à Delhi dans l’attente du départ de l’avion direction Paris. J’ai le cœur et l’esprit remplis de bon souvenirs, comme par exemple le monastère rénové récemment du petit village de Norbulingka où j’ai logé dans le centre de l’association Échanges Himalayens pendant 3 semaines.
Dans la cour du Gompa (monastère en tibétain) se trouve un magnifique moulin à prières. A l’intérieur du cylindre se trouve de nombreux livres bouddhistes, prières et objets sacrés, et à l’extérieur sont gravés des mantras (prières que les bouddhistes répètent inlassablement avec un chapelet). On dit que faire le tour du moulin en l’entrainant avec soi bonifie son karma, c’est comme si on récitait plusieurs mantras à la fois… A chacun des mes nombreux passages dans le temple j’en ai fait usage, en pensant très fort à ma famille et mes proches.
OM MA NI PEDME OM…
(Mantra de la compassion, destiné à tous les êtres vivants de l‘Univers)

©2010 Benoit FACCHI

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Retrouvailles #1

mars 12, 2010

©2010 Benoit FACCHI

Ce week-end dernier j’ai rendu visite à un jeune Tibétain que j’avais rencontré en 2008 lors de mon reportage dans le Ladakh. A ce moment je suivais une équipe médicale tibétaine allant à la rencontre des nomades réfugiés tibétains du Changtang, la zone himalayenne proche de la frontière avec le Tibet.
Dans le camp ,de Samaad, j’ai fait la rencontre de Pema, fils de nomade né dans la tente de ses parents 27 ans plus tôt. L’emplacement de ce camp était vraiment hostile, de la roche uniquement à des kilomètres à la ronde, pas un seul arbre ou végétaux en vue. Je me rappelle à cet instant que je m’étais demandé comment on pouvait survivre dans une zone si rocailleuse et inhabitable… La réponse fut vite trouvée : une pompe à eau avait été installée par le gouvernement indien au milieu de ce no man’s land…
Pema était en vacances à cette époque, il me disait qu’il s’ennuyait et qu’il avait le mal d’altitude… un comble pour un fils de nomade éleveur de yacks ! Étant le seul à parler anglais sur ce camp, on a vite sympathiser et grâce à lui, Laetitia mon amie journaliste a pu questionner certains nomades (ils n’ont pas appris l’anglais et ne croisent pas ou presque peu de touristes, ces zones sont surveillées de près par l’armée indienne).
Je l’ai retrouvé cette année à Dharamshala, où le gouvernement tibétain en exil est installé et a mis en place plusieurs « TCV », les Tibetan School Villages ou les écoles pour tibétains réfugiés (ceux nés en Inde vont dans des écoles privées). Pema est prof d’anglais, il travaille et loge dans le « lower TCV Dharamshala », et est maintenant fiancé à Tenzin, une jeune tibétaine à la recherche d’une place (rare) dans une nurserie (comme un tiers des réfugiées tibétaines). Il travaille en CDI, et gagne 80euros par mois environ, ce qui lui permet tout juste de subvenir à son couple, heureusement il ne paie pas pour sa petite chambre et les repas de midi sont pris en charge par l’établissement. Pema n’est pas encore fonctionnaire, de ce fait il est embauché uniquement pour un an avec un salaire diminué.
Pour pouvoir passer son dernier certificat et devenir professeur titulaire, il doit économiser environ 500 euros pour payer tous les frais administratifs et ses dépenses pendant le temps de la formation. Il m’a parlé de ce soucis quand je lui ai demandé comment s’était passé cet hiver pour les nomades de son camp vivant à plus de 4000 mètres d’altitude dans de simples tentes. Il a été très difficile, beaucoup d’animaux sont mort, les troupeaux sont diminués : des chèvres, moutons, chevaux… et même 10% des yacks de ses parents. Sa famille et lui comptait sur la vente d’un animal ou deux pour l’aider financièrement, mais malheureusement cela n’est plus possible aujourd’hui, en tout cas plus pour cette année.
L’exposition qui vient de se terminer au PNRBV a dégagée un certain bénéfice au profit de l’association Échanges Himalayens, j’ai décidé de lui en donner une partie.
Je me joins à Pema pour remercier tous ceux qui m’ont soutenu et aidé lors de cet évènement !

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Ça y est, la manif est terminée, il ne me reste plus qu’à faire ma sélection de photos et écrire un bel article pour le journal…

©2010 Benoit FACCHI

 

©2010 Benoit FACCHI

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A Dharamasla, chef lieu du gouvernement tibétain en exil en Inde, les réfugiés préparent la grande manifestation du 10 mars prochain, le jour national du soulèvement du peuple tibétain en 59.
Samedi dernier, une marche aux chandelles a déjà eu lieu, organisée par l’association Student for a Free Tibet, en réponse à l’opération de nettoyage « Strike Hard Campaign» menée par le gouvernement chinois à Lhassa et ses environs. Les moines, suivis de quelques tibétains et même de certains touristes supporters, avancent en file indienne dans la rue principale de Dharamsala munis de bougies, drapeaux, slogans imprimés, et une photo du Dalaï Lama, en avant du cortège. Sur le bord de la route, on retrouve des tibétains de toutes générations venus encourager les manifestants. Toutes ces personnes ont un espoir commun : celui de pouvoir retourner un jour dans leur pays le Tibet.
D’après le rapport du 4 mars diffusé sur le site du gouvernement chinois, près de 500 Tibétains seraient détenus de force et plus de 1400 agents des forces de l’ordre sont déjà déployés en prévision du 10 mars. Barrages, interdiction de circuler dans certains quartiers, contrôlent systématiques, interrogations et arrestation abusives… tel est le quotidien des Tibétains depuis quelques jours.
Le 10 mars prochain marque le 51eme anniversaire du soulèvement national tibétain, le jour où les Tibétains manifestèrent dans les rues de Lhassa la capitale pour protester contre l’invasion chinoise et l’occupation illégale de leur pays. Une semaine plus tard, le Dalai Lama fut contraint de fuir vers l’Inde. Dans les mois qui suivirent son évasion, des dizaines de milliers de Tibétains furent éliminés par les militaires chinois qui stoppèrent brutalement le soulèvement.
Malgré plus d’un demi-siècle sous les règles chinoises, les Tibétains continuent de garder espoir. A l’intérieur du Tibet, beaucoup de gens prennent des risques inconsidérables pour continuer la lutte vers la liberté, tandis qu’à l’extérieur, Tibétains et partisans n’arrêtent pas de manifester contre le gouvernement chinois.

Après la marche pacifique, les manifestants se sont retrouvés au Tsuklakhang (le temple du Dalai Lama à Mc Leod Ganj en Inde, au dessus de Dharamshala), pour se recueillir et chanter des prières… au dessus de cette galerie, il vous est possible d’écouter un enregistrement audio.

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La photo du lundi #21

mars 8, 2010

Dans un café de Norbulingka, comme d’habitude je retrouve des tibétains jouant au Carrom…

©2010 Benoit FACCHI

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