From the category archives:

Insolite

La photo du lundi #40

juillet 19, 2010

©2010 Benoit FACCHI

{ 0 comments }

La photo du lundi #33

mai 31, 2010

©2010 Benoit FACCHI
(cliquez sur l’image pour l’agrandir)

Tirée de la série de portraits réalisés avec Minia.

{ 0 comments }

{ 1 comment }

La photo du lundi #25

avril 5, 2010

©2010 Benoit FACCHI

 

D’après UNICEF, dans le monde, 2,6 milliards de personnes n’ont pas accès aux toilettes, en particulier en Asie (72%). Avoir des toilettes est une vrai chance, et avoir des toilettes qui fonctionnent à l’eau potable une belle idiotie du monde moderne : en France, 46% de notre consommation d’eau potable y est malheureusement destinée !

 

©2010 Benoit FACCHI

{ 1 comment }

Retrouvailles #2

mars 16, 2010

Lors de mon précédent voyage en Inde en juillet-août 2008 pour l’association Echanges Himalayens avec la journaliste Laetitia Scuiller, je suis tombé en pleine période pré-Jeux Olympiques. A ce moment, les Tibétains réfugiés multipliaient les manifestations et actions non-violentes contre le gouvernement chinois. Un reportage complet a été réalisé, avec interviews des leaders des ONG tibétaines en exil œuvrant pour la paix au Tibet. Un livret et une exposition, « RANZEN » (liberté en tibétain), ont été produits fin 2008.
Quelques jours avant l’ouverture des jeux, le « Tibetan Youth Congress », l’ONG la plus importante, a organisé une grève de la faim et de la soif à Delhi, capitale du pays. Quand on est arrivé sur les lieux le 9e jour de grève, les huit participants étaient nettement affaiblis, proche d’une mort certaine si on ne faisait rien pour eux.
Ces clichés ont été très difficiles à prendre, je pouvais lire toute la détresse mais aussi la détermination de ces jeunes volontaires au suicide, prêt à tout pour la liberté de leur patrie… tout en sachant pertinemment que mes images n’apporteraient aucune solution au tragique destin du peuple tibétain.
Bien évidemment, ce jour-ci, il n’a pas été possible d’interviewer les grévistes, il leur fallait économiser le maximum de salive, la chaleur suffocante n’améliorant pas leur condition de survie.
Cette année, dans le petit village de Norbulingka en dessous de Dharamshala peuplé essentiellement de réfugiés tibétains (et connu pour son centre d’artisanat), j’ai retrouvé un des huit participants à cette grève de la faim, Wangdue Phontsok. La surprise fut de taille, surtout que il est aujourd’hui plutôt bien portant, complètement métamorphosé à mes yeux, mais dans son corps « normal » d’après lui, c’est la grève qui lui avait fait perdre autant de poids !
J’en ai profité pour faire un portrait, et lui poser quelques questions…

©2010 Benoit FACCHI

Delhi, au 9e jour de grève 08/2008

©2010 Benoit FACCHI

Norbulingka, à l’entrée du centre d’artisanat tibétain 03/2010

Quel âge as-tu ?
W. P. : 32 ans

Quelle est ton occupation actuelle ?
W. P. : Couturier au centre d’artisanat de Norbulingka, je fabrique des Thangkas en tissus (les Thangkas tibétains sont les tableaux traditionnels bouddhistes peints ou brodées qu‘on retrouve dans les temples ou chez les Tibétains les plus fortunés)

Marié ? Des enfants ?
W. P. : Oui, je suis marié et j’ai un fils de 2 ans et 4 mois.

Pourquoi as-tu décidé de répondre à l’appel du Tibetan Youth Congress qui cherchait des volontaires à la grève de la faim ?
W. P. : En tant que Tibétain en exil, j’estime avoir une responsabilité envers mon peuple souffrant au Tibet, je me dois de faire tout ce qui est de mon possible pour les aider.

As-tu parlé de ça à ta famille avant de prendre ta décision ?
W. P. : Non. Avant de me marier, j’ai dit à ma femme que ma vie serait consacrée à la cause tibétaine avant toute chose, même avant ma famille. Elle le sait, elle me supporte et est d’accord avec toutes mes décisions de cette nature. Pour la grève de la faim en 2008 elle a même signé une autorisation au TYC.

Pendant neuf jours, vous n’avez donc rien mangé et rien bu. J’ai entendu que vous refusiez même de vous brosser les dents, c’est exact ?
W. P. : Oui, et on a même refusé de se laver le visage.

A quoi pensais-tu quand tu étais proche de la mort quand je t’ai rencontré le neuvième jour de grève ?
W. P. : J’étais plutôt serein, je me suis toujours préparé à servir ma patrie quelque soit l’action menée, j’étais donc heureux d’avoir une telle chance de participer à cette grève de la faim. J’espère réitérer d’autres actions de ce type dans le futur, si la situation au Tibet ne change pas.

La grève s’est arrêtée ce soir même, le neuvième jour de grève.
Que s’est-il passé quand je suis reparti ?
W. P. : A ce moment j’étais malade, les docteurs nous faisaient uniquement des massages car nous avions décidé de ne pas prendre de médicaments. Je suis tombé inconscient vers neuf heures du soir, puis beaucoup de policiers (indiens) sont venus nous chercher pour nous emmener de force à l’hôpital. Ca s’est donc fini ainsi…

Cette grève de la faim t’a causé des problèmes de santé ?
W. P. : Non. Après l’action, on est resté un mois sur Delhi, pour pouvoir aller faire des examens réguliers à l’hôpital. Les docteurs m’ont dit que je n’avais pas de séquelles, ils ne m’ont pas donné de médicaments.

Es-tu satisfais de cette action ?
W. P. : Oui, pour moi ça été une réelle chance d’y participer. Par la suite je projette de rejoindre d’autres mouvements, quelque soit le danger encouru. Il y a quelques année, Hu Jin Tao (président actuel chinois) était de visite à Delhi. Plusieurs Tibétains ont sauté dans la cour de l’ambassade de Chine pour protester. Pour ma part, j’avais décidé de m’immoler par les flammes en utilisant de l’essence, mais plusieurs femmes tibétaines m’ont arrêté dans mon acte.

Les médiats étrangers ont-ils couvert cette opération ? Suffisamment d’après toi ?
W. P. : Le premier jour plusieurs journalistes nous ont interviewé mais au fur et à mesure que les jours passaient on en voyait de moins en mois ! D’après moi c’est jamais suffisant, sinon le peuple tibétain n’en serait pas là actuellement, on serait tous déjà retourné au Tibet !

Si tu pouvais revenir dans le passé, tu réitérerais ton implication ?
W. P. : Bien sûr que je le referais, et de la même façon ! J’espère même que dans le futur, en plus de ne rien ingérer, on crachera notre salive au fur et à mesure… J’ai demandé au TYC de me contacter s’ils ont besoin de volontaires pour n’importe quelle action future.

Les membres de ta famille sont-ils fiers de ce que tu as fait pour le peuple tibétain ?
W. P. : Oui, tous les membres de ma famille m’ont supporté dans la grève de la faim, et aussi les habitants du village de réfugiés où je suis né en Inde du Sud, à Honsure. Tous sont fiers de mon action.

Le Dalaï-Lama a-t-il commenté votre décision ? Connais-tu sa position concernant ce type d’action ?
W. P. : Des Tibétains m’ont dit que Sa Sainteté nous demandait de ne pas continuer notre grève de la faim, car cela mettait notre vie en péril. En tant que moine bouddhiste compatissant sa réaction est tout à fait compréhensible, il ne soutiendra jamais la souffrance d’une personne. Mais en tant que Tibétain réfugié, nous devons continuer à nous battre, faire de tout notre possible pour la liberté du Tibet.

As-tu un message particulier que tu voudrais adresser aux français qui liraient cette interview ?
W. P. : J’aimerais remercier les Français de tout mon cœur pour avoir supporté le Tibet avant les Jeux de 2008, j’ai même entendu que vous avez réussi à bloquer la flamme olympique lors de son passage à Paris ! J’espère que vous continuerez vos actions en faveur du peuple tibétain… elles sont si importante pour la liberté de mon pays et mes frères !

___________________

Je ne t’ai pas vu lors de la manifestation du 10 mars dernier à Dharamshala (pour le 51e anniversaire de commémoration du soulèvement du peuple tibétain à Lhassa le 10 mars 59), tu n’y étais pas ?
W. P. : Non. Je me suis rendu à Delhi deux jours avant. Le 9 mars, a la veille du jour J, je me suis introduit dans la cour de l’ambassade de Chine accompagné de 21 hommes et 4 femmes, tous munis de drapeaux tibétains et de T-Shirt imprimés pour l’occasion où on pouvait lire distinctement des slogans militants comme « Free Tibet », « China Go Out » ou « Stop Genocide in Tibet »…
Nous savons que les Tibétains à l’intérieur du pays risquent continuellement leur vie pour protester contre les lois injustes des Chinois, ils souffrent beaucoup. En tant que réfugiés on a l’habitude de dire qu’on est avec eux, on les soutient toute l’année, pas seulement le jour du 10 mars… c’est pour cette raison qu’on a décidé d’y aller un jour avant. Beaucoup de médiats ont répondu à notre appel, et ils étaient tous présent à ce moment. Nous avons pu leur expliquer notre démarche.
On s’est donc rendu à l’ambassade, et on s’est tous enchainé à des piliers dans la cour de l’ambassade, de ce fait les officiers ont mis pas mal de temps à nous déloger ! On est bien resté 20 min à l’intérieur de l’ambassade à protester. Tout s’est passé sans aucune violence, ils ont juste pris notre nom et autres renseignements avant de nous relâcher ensuite…

{ 2 comments }

La photo du lundi #18

février 23, 2010

photo du lundi 15 fevrier, avec un peu de retard…

La plus grande fête religieuse indienne, la Kumbh Mela, a lieu cette année à Haridwar en Inde du nord durant trois mois, de février à avril. Cet évènement, organisé sur une période de 12ans, se déroule dans 4 villes différentes (tous les 3ans) : à Allahabad, Nasik, Ujjain et Haridwar.
A l’occasion du plus grand rassemblement spirituel au monde, des dizaines de millions de pèlerins de toutes les branches de l’hindouisme rejoignent le lieu sacré au bord du Gange pour s’y tremper et ainsi se laver de tous ses péchés.
Des camps sont installés tout autour de la ville pour y accueillir différents groupes de religieux. Des êtres éveillés venus de toutes les régions de l’Inde se rencontrent pour y échanger leur savoirs et animer des conférences sur le thème de l’hindouisme et ses nombreuses branches.
Parmi les dévots, les sadhus , du sanscrit « renonçant » ont fait vœux de vivre le plus simplement possible, dans le dénuement matériel.
Pour se rapprocher du divin et élever leur conscience, les sadhus fument le hashish ou la marijuana, comme le faisait régulièrement leur dieu Shiva. Ces hommes sont considérés comme des saints : tout au long de la journée on vient leur faire des offrandes , partager leur shilum et écouter leur conseils éclairés.

©2010 Benoit FACCHI

Les officiers de police témoignent de leur respect face à ce sadhu. Haridwar, Kumbh Mela 2010
(plus de details a mon retour… pour les alsaciens, j’ai envoye un article au journal L’Alsace sur ce rassemblement religieux)

{ 0 comments }

La photo a été prise au mois d’août dernier, au lac du Schiessrothried dans la vallée de Munster. En pleine après-midi, une étrange brume est sortie de la forêt, planant au dessus du lac et des baigneurs…

©2009 Benoit FACCHI
(cliquez sur l’image pour l’agrandir)

{ 1 comment }

Insolite

octobre 19, 2009

Une moissonneuse-vendangeuse automatique ?

©2009 Benoit FACCHI

(un très léger recadrage, mais pas de photoshop, le montage est dans le point de vue !)

{ 0 comments }