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Lundi dernier, les anti-nucléaires allemands, français et suisses se sont retrouvés sur les ponts du Rhin de Strasbourg à la Suisse pour commémorer le 25ème anniversaire de l’accident de Tchernobyl.
Je me suis rendu au rassemblement du pont de Vieux-Brisach, où près de 5000 manifestants étaient présents pour dénoncer les catastrophes de Tchernobyl et Fukushima, et demander l’arrêt de la centrale nucléaire de Fessenheim.
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Hier après-midi, environ 4000 personnes se sont rassemblées sur la rive du canal de refroidissement de la centrale nucléaire de Fessenheim pour réclamer sa fermeture.
A la rencontre des manifestants, une question simple : Pourquoi doit-on fermer la centrale de Fessenheim ?
* Traduction du manifestant parlant allemand :
« L’énergie atomique permet une production d’électricité invraisemblablement dangereuse.
Et c’est la raison pour laquelle il faut immédiatement stopper les centrales nucléaires.
Chaque centrale arrêtée avant l’échéance programmée réduit le risque. »
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Alors que les yeux du monde sont rivés sur la catastrophe qui se passe au Japon, l’Allemagne décide de fermer ses centrales de plus de 80ans tandis que le gouvernement français minimise le risque pour pouvoir continuer à vendre et produire l’énergie nucléaire.
J’espère vraiment pour les générations futures que l’Homme va enfin comprendre qu’on vit ENSEMBLE sur une même planète.

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J’ai pris cette photo à Colmar en octobre 2009, pendant le rassemblement antinucléaire à Colmar pour la fermeture de la centrale de Fessenheim.
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Il y a tout juste un an jour pour jour, j’ai couvert la manifestation tibétaine à Dharamsala dans le nord de l’Inde.
Ce jour là, j’ai utilisé un enregistreur numérique en plus de mon appareil photo, afin de partager toute l’émotion dégagée par cette manifestation.
http://www.vimeo.com/20890585
Le 10 mars marque l’anniversaire du soulèvement national tibétain de 1959, le jour où les Tibétains manifestèrent dans les rues de Lhassa la capitale pour protester contre l’invasion chinoise et l’occupation illégale de leur pays. Une semaine plus tard, le Dalai-Lama fut contraint de fuir vers l’Inde. Dans les mois qui suivirent son évasion, des dizaines de milliers de Tibétains furent éliminés par les militaires chinois qui stoppèrent brutalement le soulèvement.
Malgré plus d’un demi-siècle sous les règles chinoises, les Tibétains continuent de garder espoir. A l’intérieur du Tibet, beaucoup de gens prennent des risques inconsidérables pour continuer la lutte vers la liberté, tandis qu’à l’extérieur, Tibétains et partisans n’arrêtent pas de manifester contre le gouvernement chinois.
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Lors de mon voyage au Mali, je suis passé par Diabaly, un petit village du cercle de Niono dans la région de Ségou, à 450km au nord de Bamako. C’est là qu’est né mon ami Ousco du groupe SMOD, nous sommes allés visiter sa famille. Pendant le séjour, sa mère qui est infirmière au centre de santé du village a demandé à son fils de m’emmener au dispensaire pour voir « si on peut faire quelque chose pour les lits ».
A vrai dire je ne suis pas très friand de visites d’hôpital, encore moins dans les pays qui sont en difficulté, je trouve même cela malsain si la venue n’a pas un but précis. Si j’ai décidé d’y aller, c’est parce qu’on m’a parlé d’un soucis qu’il serait utile de témoigner, et pourquoi pas trouver quelques bonnes âmes à travers cet article !
Là bas, je suis reçu par Gaousou Coulibaly, il assiste un collègue qui soigne une fillette atteinte d’une crise de paludisme.

Gaousou travaille actuellement au Centre de santé Communautaire (CSCom) de Diabaly, en tant qu’infirmier d’état. Après avoir suivi des études de technicien de santé à l’université de Bamako, il est retourné au village « pour aider et soigner ses frères, amis et voisins ».
« Ici, on vient surtout pour se faire vacciner et traiter une crise de palu. Beaucoup d’enfants sont hospitalisés, car ils sont plus vulnérables que les adultes et souvent plus exposés aux moustiques. On soigne aussi les IRA (Infection Respiratoires Aiguës), les conjonctivites, les troubles liés à la grossesse et on s’occupe des petits accidents… «
Dix-neuf villages sont concernés par le dispensaire, sur un cercle de 15km. Une vingtaine de bénévoles, stagiaires ou salariés s’occupent de la santé d’environ 50 patients permanents, auxquels s’ajoutent ceux des consultations journalières. Le CSCom est financé par le Millenium Challenge Account, un fond américain. A travers ces dons, les États-Unis souhaitent « contribuer à la croissance accélérée et à la lutte contre la pauvreté dans les PMA » (Pays les Moins Avancés).

Gaousou me fait visiter le centre et s’arrête dans une pièce où sont entreposés des lits vides. « Une ONG américaine est venue construire le dispensaire, et a également fourni des médicaments, du matériel de soins, des couvertures, des lits… Toute l’équipe est très satisfaite de ce soutient, mais il y a un gros problème : les lits ne sont pas équipés de matelas !!! »

Simple oubli ou une aberration de plus comme j’ai eu l’habitude d’en vivre au Mali ?!
Toujours est-il que le dispensaire abrite aujourd’hui des dizaines de lits et berceaux démunis de matelas, près de 3O manquent à l’appel. « On est obligé de demander aux patients ou aux membres de leur famille d’amener leur propre matelas pour une perfusion ou autre, c’est une aberration ! » commente l’infirmier en secouant la tête…
Avant de retourner au chevet des malades, il me confie son rêve : « Venir en France ! La France, c’est le premier ami du Mali, c’est le pays qui nous aide le plus. J’aimerais y aller, simplement pour étudier, et ainsi apprendre comment aider encore mieux les gens du village. Les études sont limitées au Mali, on a besoin de la France pour être plus qualifié. »
On se sert la main, une voix l’appelle au loin… en me quittant il me rappelle : « N’oublie, pas, ici, nous avons besoin de matelas ! »
Si vous souhaitez soutenir le dispensaire de Diabaly pour acheter des matelas sur place, je peux servir d’intermédiaire, ou contactez directement Ousco. C’est lui qui garantira le bon acheminement de l’argent pour que ces lits puissent être équipés le plus rapidement possible.

J’en profite pour remercier JLM, je sais qu’il me lira, pour sa générosité envers Benoit mon ami Dogon gardien à Bamako.
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Dans le petit hôpital de Diabaly, cette jeune fille du village est atteinte d’une crise de paludisme. Dans son malheur, la fillette a quand même deux chances : la première c’est d’être soignée dans cet hôpital…et la seconde d’avoir un matelas ! Vous comprendrez mieux dans mon prochain article…

En 2008, le paludisme a été à l’origine de près d’un million de décès, pour la plupart des enfants africains. Trois milles enfants meurent du paludisme par jour en Afrique sub-saharienne. Au Burkina Faso, cette maladie tue 15 000 enfants par an, soit 41 par jour. Le paludisme est la première cause d’hospitalisation et de consultation dans les centres de santé.
Malgré ces chiffres alarmants, « sur les quelque 2 800 molécules transformées ces cinq dernières années en médicaments, seules treize avaient un rapport avec les maladies du Sud ! Pourtant, toutes ces recherches sont subventionnées. Cela représente des milliards de dollars d’investissement de la part de la communauté internationale. En vérité, l’industrie pharmaceutique oriente ses efforts vers des clients solvables. Même mécanisme d’infiltration et de détournement en ce qui concerne l’aide internationale. » Jean Ziegler
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Benoit est Dogon, il a 23 ans. Je l’ai rencontré à Bamako, la capitale du Mali. Il est gardien d’une maison dans le quartier de Fassokanou.

« Mes parents sont catholiques, c’est pour cela qu’il m’ont donné ce prénom. Je viens de Koulousakourou, un petit village près de Mopti dans l’arrondissement de Koro. Ma maison en bangoro (en terre) est accrochée à une petite colline du pays Dogon.
Depuis deux ans, en période d’hivernage je cultive la terre avec mes parents pendant deux mois, puis je passe les dix autres mois de l’année à Bamako pour faire du gardiennage.

Grâce à ce travail à Bamako, je peux permettre à mes trois jeunes frères d’avoir la chance d’étudier. Chaque mois, je gagne 40000 FrCFA (60€) sur lesquels j’économise 25000 FrCFA (38€) qui serviront à participer aux frais de scolarité, de logement et de nourriture des plus petits, dans l’espoir qu’il parviennent dans le futur à décrocher un job de fonctionnaire ou autre…
La maison que je garde appartient à un « richard » malien qui la loue à des touristes ou hommes d’affaires de passage. La plupart du temps les patrons sont durs avec moi, en particulier les riches africains qui me demandent souvent de faire des tâches supplémentaires comme le ménage, s’occuper des plantes, la vaisselle, la lessive ou les courses…sans jamais me donner le moindre pourboire ou m’ offrir à manger.

L’an dernier, un américain est venu pour un mois, je ne l’oubliera jamais ! Avant de partir, il m’a fait cadeau de 50000 FrCFA (75€) qui m’ont permis d’acheter 50kg de riz, 50kg de mil, un sac de grains pour nos deux vaches et même une nouvelle charrue !
Je suis très chanceux, car beaucoup de jeunes de mon village qui ne possèdent rien, même pas de vêtements, aimeraient travailler à Bamako comme moi une partie de l’année. J’aurais aimé faire des études comme mes jeunes frères, pour ensuite gagner d’avantage, avoir un meilleur boulot comme celui de professeur pour pouvoir aider les jeunes de mon village. Mais je dois accepter la vie que Dieu m’a donnée.

La France pour moi est synonyme d’un avenir meilleur. Si je trouve un moyen, quel qu’il soit, j’irai travailler là-bas. Je rêve de pouvoir construire un jour une grande maison à Bamako pour toute ma famille, surtout pour mes parents pour pouvoir m’occuper d’eux quand ils seront vieux. Je rêve de grosses voitures, d’une belle femme aux formes généreuses, qui soit douce et très croyante, quelque soit sa race ou religion. Il faut croire à l’existence de Dieu, il est partout. Il donne tout et crée tout. Dieu est tout pour moi.
Le Mali est mon pays, je l’aime beaucoup, car c’est un pays en paix, sans guerre, sa culture est basée sur la tolérance, l’entraide et la tranquillité. Mais aujourd’hui, les jeunes cherchent de plus en plus à ressembler aux européens et deviennent vulgaires… si seulement ils pouvaient devenir croyants et tolérants ! D’après moi, les adultes devraient revoir l’éducation des jeunes, surtout à Bamako. La vie c’est le respect mutuel, ne pas nuire à son prochain. L’argent en fait aussi parti : si Dieu te crée pauvre tu dois l’accepter, pour le riche c’est pareil. Vis comme Dieu t’a créé, naturellement.
Cette année, j’ai deux objectifs : acheter un téléphone portable pour pouvoir communiquer avec ma famille, et un vélo pour mon frère pour aller à l’école qui est loin du village. L’idéal serait d’ajouter à cela un peu d’engrais et du matériel de culture pour améliorer notre production et ainsi pouvoir économiser de l’argent sur la nourriture quotidienne.

Ma famille possède 4 hectares à cultiver, sans machine. On a une charrue mais pas assez de boeufs. Il manque aussi de l’engrais, la terre est très pauvre. Tu sais, pour avoir de l’argent il faut d’abord manger ! Les gens n’ont pas d’argent supplémentaire pour développer les villages, améliorer leur vie. L’argent sert uniquement à se nourrir, il n’en reste plus pour d’autres projets… Comment s’assurer un avenir, une pension de retraite avec une telle vie ?
Les ONG devraient développer des moyens de se nourrir dans les zones les plus reculées, sans rendre les villageois dépendants de ce soutien… J’aimerais aussi que les touristes ne se limitent pas seulement aux endroits touristiques du Mali, il faut qu’ils aillent voir la réalité : les gens ont faim ! «

Si vous souhaitez aider Benoit dans ses projets, je peux servir d’intermédiaire jusqu’à mon départ du Mali le 21 janvier.
Envoyez moi simplement un mail à contact@cliche-bf.fr.

Initié (merci en bambara)
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L’exposition Amchi, un médecin au service des nomades tibétains au Salon International du Tourisme et des Voyages de Colmar (SITV) s’est bien déroulée. Cette année, il y a eu plus de 33000 visiteurs sur 4 jours, une belle occasion pour moi de faire (re)découvrir ce travail sur les nomades tibétains que j’avais réalisé avec Laetitia Scuiller en 2008 pour l’association Échanges Himalayens.
Plusieurs personnes m’ont demandé pourquoi j’avais accepté de retirer un panneau sur demande des organisateurs. La Chine étant l’invité d’honneur, ils ne m’ont pas choisi par hasard, et dès le départ ils m’ont indiqué que cela ne devait pas devenir une expo militante, comme l’expo RANGZEN que j’avais organisé à Colmar en 2008. De plus, l’organisation du SITV a retiré un seul panneau, le plus général, les autres comportaient toutes les informations nécessaires à la bonne compréhension de l’expo et du cheminement des images… avec des affirmation susceptibles de froisser plus d’un chinois !
Ça a donc été une chance de pouvoir parler de la situation des nomades tibétains exilés en Inde sur un évènement aussi important (le SITV de Colmar est l’un des plus grands salons du tourisme national), les organisateurs auraient pu choisir la neutralité en appelant tout autre photographe ou artiste, pour cela je les remercie.
Pour ceux qui n’ont pas pu venir, elle est visible ici.
C’est contre un petit nombre de dirigeants de la République populaire de Chine que nous luttons, et non contre le peuple chinois tout entier. En conséquence, nous ne devrions jamais causer de malentendus ni faire quoi que ce soit qui puisse heurter le peuple chinois.
Étant donné qu’aujourd’hui le Tibet est quasiment fermé, et qu’aucun moyen de diffusion international n’y est admis, je doute que mon message puisse atteindre les Tibétains du Tibet. Mais j’espère que, grâce aux médias et au «bouche-à-oreille», il passera outre et sera transmis à la majorité d’entre vous.
En conclusion, je veux encore une fois réitérer mon appel aux Tibétains d’exercer la non-violence et de poursuivre sur cette voie sans hésiter, aussi sérieuse que puisse être la situation.
Tenzin Gyatso, IXème Dalaï Lama – Dharamsala 6 avril 2008
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Hier matin, la direction du Salon International du Tourisme et des Voyages (SITV) de Colmar m’a appelé en urgence car une exposition venait être annulé à la dernière minute… un mur de 24m de long était prévu à cet effet, il aurait été dommage de le laisser vide ! On m’a donc proposé d’exposer une série de photo.
Cette année, la Chine est le pays invité d’honneur du salon… une bonne occasion pour moi de parler du peuple tibétain en exil en Inde.
J’ai proposé l’exposition Amchi, un médecin au service des nomades tibétains que j’ai présentée en février dernier à Munster à la Maison du Parc Naturel des Ballons des Vosges. En fait, c’est la seule expo qui était déjà prête et encadrée, je n’aurais jamais eu assez de temps pour en monter une nouvelle en 1 journée !

Censure du SITV :
Ce travail comporte une série de 38 photos accompagnées de quelques panneaux explicatifs, dont un panneau expliquant la situation au Tibet, plus précisément celle des nomades des plaines himalayennes que le gouvernement chinois pousse à la sédentarisation.
Une fois l’expo montée, les 31 cadres accrochés (pas de place pour tout exposer), une équipe de la direction est venue découvrir mon travail et a exigé le retrait de ce panneau, pour ne pas froisser l’office de tourisme chinois invité d’honneur.
J’ai finalement accepté, car je me doutais bien que si j’avais annoncé clairement la couleur dès le départ, jamais on ne m’aurait permis d’exposer mes images… et point de vue !
Voilà donc le texte du panneau en question :
Situation du Tibet
Le Tibet, un état jadis souverain et indépendant, est occupé de force par la Chine depuis 1959. Au nom de la libération et du progrès économique, les chinois ont colonisé le « toit du monde » en procédant à une acculturation systématique de la population tibétaine. Au total, 7,5 millions de chinois ont été transférés dans la région dite autonome du Tibet, tandis que les tibétains n’y sont plus que 6 millions.
Près de 200 000 tibétains (5 % de la population totale) ont fui leur pays au péril de leur vie et vivent actuellement en exil, principalement en Inde mais aussi au Népal, au Bhoutan, en Europe et aux États-Unis. La culture singulière et millénaire d’un peuple a été sciemment éradiquée en moins de vingt ans et il n’est pas exagéré de parler de génocide culturel. Déjà en 1959, la Commission Internationale des Juristes, dans un rapport intitulé » La question du Tibet et la primauté du Droit « , déclarait qu’il existait des preuves de génocide au Tibet. Le Dalaï Lama et le gouvernement tibétain en exil estiment à plus d’un million deux cent mille le nombre de leurs compatriotes morts depuis 1950 du fait de la politique chinoise.
Aujourd’hui encore, les tibétains sont privés de leur liberté d’opinion, d’expression et de religion, et sont arrêtés, torturés et emprisonnés de façon arbitraire. L’éducation des enfants se fait en langue chinoise et les femmes seraient soumises à un programme d’avortement et de stérilisation forcé.
Pendant la période pré-JO, entre le 10 mars (début des manifestations à Lhassa) et le 31 juillet 2008, malgré les communiqués rassurants des autorités chinoises parus dans les médias internationaux, le gouvernement tibétain a recensé officiellement 218 tibétains tués, près de 1300 blessés et plus de 6700 arrestations et/ou emprisonnements.
Sédentarisation forcée des nomades tibétains
La Chine a élaboré une stratégie visant à déraciner et à urbaniser définitivement l’ensemble des nomades du Tibet afin de promouvoir le développement économique, mais surtout dans le but de contrer l’influence du Dalaï Lama, les sédentaires étant bien plus faciles à maîtriser.
Les autorités ont lancé des programmes de sédentarisation forcée des éleveurs dans des ensembles d’habitations collectives sommaires hors de leurs territoires. Ces transferts ont été décidés sans consultation ni consentement des populations : il s’agit donc d’une nouvelle violation des droits humains au Tibet.
Les éleveurs reçoivent une compensation financière mais ne bénéficient d’aucune formation ou de reconversion à ce nouveau mode de vie sédentaire qui les entraîne inéluctablement vers la pauvreté.
Les nomades tibétains que nous avons rencontrés dans le Ladakh ont choisi de traverser la frontière il y a 50 ans pour vivre librement en Inde. Mais aujourd’hui, toute fuite est impensable pour un éleveur et son troupeau qui seraient vite repérés par les nombreuses milices chinoises qui surveillent la frontière.
(texte Laetitia Scuiller)
Sans vouloir être parano, j’ai vraiment l’impression qu’au fur et à mesure que la Chine devient puissante, nous, pays soit disant développés, devons nous rabaisser à leurs exigences, tout ça parce que l’argent passe avant tout, c’est l’économie qui gouverne notre monde… Lors de la dernière visite du président chinois en France il y a quelques semaines, le pays des droits de l’homme s’est fait tout petit et a adopté la censure.
Comme le conclu cet article du Post, « La démocratie en France fait de grands pas… vers le modèle chinois. »
Paolo Bosonin, qui suivait des manifestants pro-tibétains lors de la visite du président chinois Hu Jintao à Paris pour iTélé, s’est vu confisquer pendant 2 heures sa carte de presse et sa pièce d’identité par les forces de l’ordre. La scène a été filmée avec un téléphone portable.
Arrestation d’un Militant « Tibet Libre » à Nice… où va la liberté d’expression ?

L’expo est donc en place pour tout le week-end au Parc des Exposition de Colmar, dans l’espace « Solidarissimo » (Hall 5), dédié au tourisme et à l’économie solidaire.
Je remercie Raymond Seiller, décorateur, qui a mis en place toute l’exposition.
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