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Portrait

Habitants de la vallée de Munster en costumes traditionnels à la marcairerie du Lameysberg pour le prochain guide de la vallée.

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La photo du lundi #45

août 23, 2010

Portrait d’Anaïs, lors d’une séance de prises de vues d’une collection de bijoux destinées à illustrer des documents de communication (affiche, site web…)

©2010 Benoit FACCHI

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Langue des Bois

août 16, 2010

Reportage lors de la répétition du spectacle Langue des Bois pour le Parc Naturel Régional des Ballons des Vosges.

 

« L’initiative de ce projet vient d’Estelle Baur, native d’Eguisheim, danseuse et fondatrice de la Compagnie Huppée. Elle partage la direction artistique avec Jasmin Wetzel danseuse allemande rencontrée à l’Ecole de danse contemporaine Bewegungs Art de Freiburg.

Langue des Bois est interprété par le collectif de la Compagnie Huppée qui se compose de danseurs professionnels suisses, allemands français et d’amateurs de la région qui ont participé à un atelier de création. Ce collectif pratique l’improvisation et la danse contact. Leur crédo : s’immerger, s’inspirer des lieux, expérimenter, se rencontrer, échanger.

Langue des Bois est né grâce au partenariat de l’association Festibal et à la complicité des Festipotes qui apportent leurs idées farfelues et un soutien technique et logistique au projet.

Langue des Bois a été sélectionné comme lauréat 2010 de « Suivez l’artiste » appel à projets du Parc naturel régional des Ballons des Vosges qui soutient chaque année des créations artistiques. Celles-ci proposent regard sensible d’artistes sur la vie ou les patrimoines naturels et culturels du territoire du Parc. »

Le collectif de la Compagnie Huppée vous convie à une balade ponctuée d’interventions artistiques. Il suffit d’emprunter un sentier situé en haut du village d’Eguisheim dans le vallon du Bechtal et de se laisser guider… En route pour une balade mystérieuse, drôle et décalée à l’écoute de la langue des bois ! Le corps en sera l’interprète, et le geste musique.
Choisissez votre heure de départ et voyez par vous-même !

-> 4 départs pendant le week-end : 14h et 17h30 le samedi 25 septembre / 14h et 17h30 le dimanche 26 septembre

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La photo du lundi #38

juillet 5, 2010

Portrait de deux jeunes rappeurs de Wittelsheim, Stixy&Moyz, pour le visuel de leur futur album réalisé en collaboration avec le zicbus.

©2010 Benoit FACCHI

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Minia

mai 30, 2010

Portraits de Minia au Petit Ballon.

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Aimie

mai 7, 2010

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La GAÏArde

avril 27, 2010

Portraits de Phil et Béryl, pour la comm de leur duo musical La GAÏArde

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©2010 Benoit FACCHI

Parce que votre vue est un bien précieux, parce que de nombreux progrès sont réalisés chaque année, la Fondation Krys pour La Vue s’engage à informer et sensibiliser le grand public aux problèmes liés à la vue.
A travers ses actions humanitaires, elle contribue également à améliorer la santé visuelle des populations les plus sensibles pour que « la solidarité commence par un regard »
Cette Fondation a organisé un concours photo parrainé par Jean-Marc Barr, j’y ai participé et deux de mes images se trouvent dans les 20 photos lauréates (sur environ 700 participants et plus de 2000 photos reçues).

©2010 Benoit FACCHI

En 4e position, une photo d’écoliers tibétains fils de nomades, réfugiés dans le Ladakh en Inde du Nord.

©2010 Benoit FACCHI

En 13e position, un portrait d’un papi tibétain, nomade du camp de Samaad dans le Ladakh.

Liste des 20 photos lauréates du jury ici

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Retrouvailles #2

mars 16, 2010

Lors de mon précédent voyage en Inde en juillet-août 2008 pour l’association Echanges Himalayens avec la journaliste Laetitia Scuiller, je suis tombé en pleine période pré-Jeux Olympiques. A ce moment, les Tibétains réfugiés multipliaient les manifestations et actions non-violentes contre le gouvernement chinois. Un reportage complet a été réalisé, avec interviews des leaders des ONG tibétaines en exil œuvrant pour la paix au Tibet. Un livret et une exposition, « RANZEN » (liberté en tibétain), ont été produits fin 2008.
Quelques jours avant l’ouverture des jeux, le « Tibetan Youth Congress », l’ONG la plus importante, a organisé une grève de la faim et de la soif à Delhi, capitale du pays. Quand on est arrivé sur les lieux le 9e jour de grève, les huit participants étaient nettement affaiblis, proche d’une mort certaine si on ne faisait rien pour eux.
Ces clichés ont été très difficiles à prendre, je pouvais lire toute la détresse mais aussi la détermination de ces jeunes volontaires au suicide, prêt à tout pour la liberté de leur patrie… tout en sachant pertinemment que mes images n’apporteraient aucune solution au tragique destin du peuple tibétain.
Bien évidemment, ce jour-ci, il n’a pas été possible d’interviewer les grévistes, il leur fallait économiser le maximum de salive, la chaleur suffocante n’améliorant pas leur condition de survie.
Cette année, dans le petit village de Norbulingka en dessous de Dharamshala peuplé essentiellement de réfugiés tibétains (et connu pour son centre d’artisanat), j’ai retrouvé un des huit participants à cette grève de la faim, Wangdue Phontsok. La surprise fut de taille, surtout que il est aujourd’hui plutôt bien portant, complètement métamorphosé à mes yeux, mais dans son corps « normal » d’après lui, c’est la grève qui lui avait fait perdre autant de poids !
J’en ai profité pour faire un portrait, et lui poser quelques questions…

©2010 Benoit FACCHI

Delhi, au 9e jour de grève 08/2008

©2010 Benoit FACCHI

Norbulingka, à l’entrée du centre d’artisanat tibétain 03/2010

Quel âge as-tu ?
W. P. : 32 ans

Quelle est ton occupation actuelle ?
W. P. : Couturier au centre d’artisanat de Norbulingka, je fabrique des Thangkas en tissus (les Thangkas tibétains sont les tableaux traditionnels bouddhistes peints ou brodées qu‘on retrouve dans les temples ou chez les Tibétains les plus fortunés)

Marié ? Des enfants ?
W. P. : Oui, je suis marié et j’ai un fils de 2 ans et 4 mois.

Pourquoi as-tu décidé de répondre à l’appel du Tibetan Youth Congress qui cherchait des volontaires à la grève de la faim ?
W. P. : En tant que Tibétain en exil, j’estime avoir une responsabilité envers mon peuple souffrant au Tibet, je me dois de faire tout ce qui est de mon possible pour les aider.

As-tu parlé de ça à ta famille avant de prendre ta décision ?
W. P. : Non. Avant de me marier, j’ai dit à ma femme que ma vie serait consacrée à la cause tibétaine avant toute chose, même avant ma famille. Elle le sait, elle me supporte et est d’accord avec toutes mes décisions de cette nature. Pour la grève de la faim en 2008 elle a même signé une autorisation au TYC.

Pendant neuf jours, vous n’avez donc rien mangé et rien bu. J’ai entendu que vous refusiez même de vous brosser les dents, c’est exact ?
W. P. : Oui, et on a même refusé de se laver le visage.

A quoi pensais-tu quand tu étais proche de la mort quand je t’ai rencontré le neuvième jour de grève ?
W. P. : J’étais plutôt serein, je me suis toujours préparé à servir ma patrie quelque soit l’action menée, j’étais donc heureux d’avoir une telle chance de participer à cette grève de la faim. J’espère réitérer d’autres actions de ce type dans le futur, si la situation au Tibet ne change pas.

La grève s’est arrêtée ce soir même, le neuvième jour de grève.
Que s’est-il passé quand je suis reparti ?
W. P. : A ce moment j’étais malade, les docteurs nous faisaient uniquement des massages car nous avions décidé de ne pas prendre de médicaments. Je suis tombé inconscient vers neuf heures du soir, puis beaucoup de policiers (indiens) sont venus nous chercher pour nous emmener de force à l’hôpital. Ca s’est donc fini ainsi…

Cette grève de la faim t’a causé des problèmes de santé ?
W. P. : Non. Après l’action, on est resté un mois sur Delhi, pour pouvoir aller faire des examens réguliers à l’hôpital. Les docteurs m’ont dit que je n’avais pas de séquelles, ils ne m’ont pas donné de médicaments.

Es-tu satisfais de cette action ?
W. P. : Oui, pour moi ça été une réelle chance d’y participer. Par la suite je projette de rejoindre d’autres mouvements, quelque soit le danger encouru. Il y a quelques année, Hu Jin Tao (président actuel chinois) était de visite à Delhi. Plusieurs Tibétains ont sauté dans la cour de l’ambassade de Chine pour protester. Pour ma part, j’avais décidé de m’immoler par les flammes en utilisant de l’essence, mais plusieurs femmes tibétaines m’ont arrêté dans mon acte.

Les médiats étrangers ont-ils couvert cette opération ? Suffisamment d’après toi ?
W. P. : Le premier jour plusieurs journalistes nous ont interviewé mais au fur et à mesure que les jours passaient on en voyait de moins en mois ! D’après moi c’est jamais suffisant, sinon le peuple tibétain n’en serait pas là actuellement, on serait tous déjà retourné au Tibet !

Si tu pouvais revenir dans le passé, tu réitérerais ton implication ?
W. P. : Bien sûr que je le referais, et de la même façon ! J’espère même que dans le futur, en plus de ne rien ingérer, on crachera notre salive au fur et à mesure… J’ai demandé au TYC de me contacter s’ils ont besoin de volontaires pour n’importe quelle action future.

Les membres de ta famille sont-ils fiers de ce que tu as fait pour le peuple tibétain ?
W. P. : Oui, tous les membres de ma famille m’ont supporté dans la grève de la faim, et aussi les habitants du village de réfugiés où je suis né en Inde du Sud, à Honsure. Tous sont fiers de mon action.

Le Dalaï-Lama a-t-il commenté votre décision ? Connais-tu sa position concernant ce type d’action ?
W. P. : Des Tibétains m’ont dit que Sa Sainteté nous demandait de ne pas continuer notre grève de la faim, car cela mettait notre vie en péril. En tant que moine bouddhiste compatissant sa réaction est tout à fait compréhensible, il ne soutiendra jamais la souffrance d’une personne. Mais en tant que Tibétain réfugié, nous devons continuer à nous battre, faire de tout notre possible pour la liberté du Tibet.

As-tu un message particulier que tu voudrais adresser aux français qui liraient cette interview ?
W. P. : J’aimerais remercier les Français de tout mon cœur pour avoir supporté le Tibet avant les Jeux de 2008, j’ai même entendu que vous avez réussi à bloquer la flamme olympique lors de son passage à Paris ! J’espère que vous continuerez vos actions en faveur du peuple tibétain… elles sont si importante pour la liberté de mon pays et mes frères !

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Je ne t’ai pas vu lors de la manifestation du 10 mars dernier à Dharamshala (pour le 51e anniversaire de commémoration du soulèvement du peuple tibétain à Lhassa le 10 mars 59), tu n’y étais pas ?
W. P. : Non. Je me suis rendu à Delhi deux jours avant. Le 9 mars, a la veille du jour J, je me suis introduit dans la cour de l’ambassade de Chine accompagné de 21 hommes et 4 femmes, tous munis de drapeaux tibétains et de T-Shirt imprimés pour l’occasion où on pouvait lire distinctement des slogans militants comme « Free Tibet », « China Go Out » ou « Stop Genocide in Tibet »…
Nous savons que les Tibétains à l’intérieur du pays risquent continuellement leur vie pour protester contre les lois injustes des Chinois, ils souffrent beaucoup. En tant que réfugiés on a l’habitude de dire qu’on est avec eux, on les soutient toute l’année, pas seulement le jour du 10 mars… c’est pour cette raison qu’on a décidé d’y aller un jour avant. Beaucoup de médiats ont répondu à notre appel, et ils étaient tous présent à ce moment. Nous avons pu leur expliquer notre démarche.
On s’est donc rendu à l’ambassade, et on s’est tous enchainé à des piliers dans la cour de l’ambassade, de ce fait les officiers ont mis pas mal de temps à nous déloger ! On est bien resté 20 min à l’intérieur de l’ambassade à protester. Tout s’est passé sans aucune violence, ils ont juste pris notre nom et autres renseignements avant de nous relâcher ensuite…

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Retrouvailles #1

mars 12, 2010

©2010 Benoit FACCHI

Ce week-end dernier j’ai rendu visite à un jeune Tibétain que j’avais rencontré en 2008 lors de mon reportage dans le Ladakh. A ce moment je suivais une équipe médicale tibétaine allant à la rencontre des nomades réfugiés tibétains du Changtang, la zone himalayenne proche de la frontière avec le Tibet.
Dans le camp ,de Samaad, j’ai fait la rencontre de Pema, fils de nomade né dans la tente de ses parents 27 ans plus tôt. L’emplacement de ce camp était vraiment hostile, de la roche uniquement à des kilomètres à la ronde, pas un seul arbre ou végétaux en vue. Je me rappelle à cet instant que je m’étais demandé comment on pouvait survivre dans une zone si rocailleuse et inhabitable… La réponse fut vite trouvée : une pompe à eau avait été installée par le gouvernement indien au milieu de ce no man’s land…
Pema était en vacances à cette époque, il me disait qu’il s’ennuyait et qu’il avait le mal d’altitude… un comble pour un fils de nomade éleveur de yacks ! Étant le seul à parler anglais sur ce camp, on a vite sympathiser et grâce à lui, Laetitia mon amie journaliste a pu questionner certains nomades (ils n’ont pas appris l’anglais et ne croisent pas ou presque peu de touristes, ces zones sont surveillées de près par l’armée indienne).
Je l’ai retrouvé cette année à Dharamshala, où le gouvernement tibétain en exil est installé et a mis en place plusieurs « TCV », les Tibetan School Villages ou les écoles pour tibétains réfugiés (ceux nés en Inde vont dans des écoles privées). Pema est prof d’anglais, il travaille et loge dans le « lower TCV Dharamshala », et est maintenant fiancé à Tenzin, une jeune tibétaine à la recherche d’une place (rare) dans une nurserie (comme un tiers des réfugiées tibétaines). Il travaille en CDI, et gagne 80euros par mois environ, ce qui lui permet tout juste de subvenir à son couple, heureusement il ne paie pas pour sa petite chambre et les repas de midi sont pris en charge par l’établissement. Pema n’est pas encore fonctionnaire, de ce fait il est embauché uniquement pour un an avec un salaire diminué.
Pour pouvoir passer son dernier certificat et devenir professeur titulaire, il doit économiser environ 500 euros pour payer tous les frais administratifs et ses dépenses pendant le temps de la formation. Il m’a parlé de ce soucis quand je lui ai demandé comment s’était passé cet hiver pour les nomades de son camp vivant à plus de 4000 mètres d’altitude dans de simples tentes. Il a été très difficile, beaucoup d’animaux sont mort, les troupeaux sont diminués : des chèvres, moutons, chevaux… et même 10% des yacks de ses parents. Sa famille et lui comptait sur la vente d’un animal ou deux pour l’aider financièrement, mais malheureusement cela n’est plus possible aujourd’hui, en tout cas plus pour cette année.
L’exposition qui vient de se terminer au PNRBV a dégagée un certain bénéfice au profit de l’association Échanges Himalayens, j’ai décidé de lui en donner une partie.
Je me joins à Pema pour remercier tous ceux qui m’ont soutenu et aidé lors de cet évènement !

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