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Portrait

Après lui avoir consacré la photo de la semaine, voici les autres portraits réalisés pour les documents de communication d’Étienne Simonis, viticulteur en biodynamie à Ammerschwihr.

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La photo du lundi #75

mai 3, 2011

Portrait d’Olivier Raffin, oeunologue à la cave de Kientzheim-Kaysersberg pour les documents de communication de la cave.

©2011 Benoit FACCHI

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Hier après-midi, environ 4000 personnes se sont rassemblées sur la rive du canal de refroidissement de la centrale nucléaire de Fessenheim pour réclamer sa fermeture.
A la rencontre des manifestants, une question simple : Pourquoi doit-on fermer la centrale de Fessenheim ?

http://www.vimeo.com/22255841

* Traduction du manifestant parlant allemand :
« L’énergie atomique permet une production d’électricité invraisemblablement dangereuse.
Et c’est la raison pour laquelle il faut immédiatement stopper les centrales nucléaires.
Chaque centrale arrêtée avant l’échéance programmée réduit le risque. »

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La photo du lundi #71

mars 21, 2011

Lors de mon séjour au Mali, j’ai fait quelques portraits du groupe SMOD, le rdv était donné sur la terrasse des parents de Sam en fin de journée.

©2011 Benoit FACCHI

Le même jour, Amadou, le père de Sam, a reçu la médaille d’officier de l’ordre national du Mali, il s’est joint au groupe pour quelques photos…

©2011 Benoit FACCHI

Samedi prochain, le 26 mars, les SMOD seront à Colmar au parc expo à l’occasion du 50e anniversaire du CCFD.

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Après lui avoir consacré la photo du lundi de la semaine dernière, voici quelques autres photos réalisées avec Steve.

©2011 Benoit FACCHI

©2011 Benoit FACCHI

©2011 Benoit FACCHI

©2011 Benoit FACCHI

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La photo du lundi #69

mars 7, 2011

Steve Jimenez, artiste plasticien à Colmar.
©2011 Benoit FACCHI
(cliquez sur l’image pour l’agrandir)

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Lors de mon voyage au Mali, je suis passé par Diabaly, un petit village du cercle de Niono dans la région de Ségou, à 450km au nord de Bamako. C’est là qu’est né mon ami Ousco du groupe SMOD, nous sommes allés visiter sa famille. Pendant le séjour, sa mère qui est infirmière au centre de santé du village a demandé à son fils de m’emmener au dispensaire pour voir « si on peut faire quelque chose pour les lits ».
A vrai dire je ne suis pas très friand de visites d’hôpital, encore moins dans les pays qui sont en difficulté, je trouve même cela malsain si la venue n’a pas un but précis. Si j’ai décidé d’y aller, c’est parce qu’on m’a parlé d’un soucis qu’il serait utile de témoigner, et pourquoi pas trouver quelques bonnes âmes à travers cet article !

Là bas, je suis reçu par Gaousou Coulibaly, il assiste un collègue qui soigne une fillette atteinte d’une crise de paludisme.

©2009 Benoit FACCHI

Gaousou travaille actuellement au Centre de santé Communautaire (CSCom) de Diabaly, en tant qu’infirmier d’état. Après avoir suivi des études de technicien de santé à l’université de Bamako, il est retourné au village « pour aider et soigner ses frères, amis et voisins ».
« Ici, on vient surtout pour se faire vacciner et traiter une crise de palu. Beaucoup d’enfants sont hospitalisés, car ils sont plus vulnérables que les adultes et souvent plus exposés aux moustiques. On soigne aussi les IRA (Infection Respiratoires Aiguës), les conjonctivites, les troubles liés à la grossesse et on s’occupe des petits accidents… « 

Dix-neuf villages sont concernés par le dispensaire, sur un cercle de 15km. Une vingtaine de bénévoles, stagiaires ou salariés s’occupent de la santé d’environ 50 patients permanents, auxquels s’ajoutent ceux des consultations journalières. Le CSCom est financé par le Millenium Challenge Account, un fond américain. A travers ces dons, les États-Unis souhaitent « contribuer à la croissance accélérée et à la lutte contre la pauvreté dans les PMA » (Pays les Moins Avancés).

©2009 Benoit FACCHI

Gaousou me fait visiter le centre et s’arrête dans une pièce où sont entreposés des lits vides. « Une ONG américaine est venue construire le dispensaire, et a également fourni des médicaments, du matériel de soins, des couvertures, des lits… Toute l’équipe est très satisfaite de ce soutient, mais il y a un gros problème : les lits ne sont pas équipés de matelas !!! »

©2009 Benoit FACCHI

Simple oubli ou une aberration de plus comme j’ai eu l’habitude d’en vivre au Mali ?!
Toujours est-il que le dispensaire abrite aujourd’hui des dizaines de lits et berceaux démunis de matelas, près de 3O manquent à l’appel. « On est obligé de demander aux patients ou aux membres de leur famille d’amener leur propre matelas pour une perfusion ou autre, c’est une aberration ! » commente l’infirmier en secouant la tête…

Avant de retourner au chevet des malades, il me confie son rêve : « Venir en France ! La France, c’est le premier ami du Mali, c’est le pays qui nous aide le plus. J’aimerais y aller, simplement pour étudier, et ainsi apprendre comment aider encore mieux les gens du village. Les études sont limitées au Mali, on a besoin de la France pour être plus qualifié. »

On se sert la main, une voix l’appelle au loin… en me quittant il me rappelle : « N’oublie, pas, ici, nous avons besoin de matelas ! »

Si vous souhaitez soutenir le dispensaire de Diabaly pour acheter des matelas sur place, je peux servir d’intermédiaire, ou contactez directement Ousco. C’est lui qui garantira le bon acheminement de l’argent pour que ces lits puissent être équipés le plus rapidement possible.

©2009 Benoit FACCHI

J’en profite pour remercier JLM, je sais qu’il me lira, pour sa générosité envers Benoit mon ami Dogon gardien à Bamako.

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La photo du lundi #63

janvier 24, 2011

La semaine dernière je suis allé à la rencontre de Malick Sidibé, célèbre portraitiste malien. J’ai eu la chance de pouvoir discuter un peu avec lui, je vous présenterai prochainement ce photographe plein d’humanité.
En plus de ça, Malick aime Amadou et Mariam… ça tombe bien, moi aussi !

©2011 Benoit FACCHI

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La photo du lundi #62

janvier 17, 2011

©2011 Benoit FACCHI

Encore au Mali pour quelques jours seulement, ce soir je suis parti visiter Drissa Konaté, artiste peintre à Bamako. Dans la cour familiale, il a un coin pour son atelier, avec du reggae plein les oreilles toute la nuit sans que cela ne préoccupe son entourage ou sa famille… La musique c’est l’inspiration man, ici, au Mali, t’es free !

©2011 Benoit FACCHI

©2011 Benoit FACCHI

©2011 Benoit FACCHI

©2011 Benoit FACCHI

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Benoit

janvier 9, 2011

Benoit est Dogon, il a 23 ans. Je l’ai rencontré à Bamako, la capitale du Mali. Il est gardien d’une maison dans le quartier de Fassokanou.

©2010 Benoit FACCHI


« Mes parents sont catholiques, c’est pour cela qu’il m’ont donné ce prénom. Je viens de Koulousakourou, un petit village près de Mopti dans l’arrondissement de Koro. Ma maison en bangoro (en terre) est accrochée à une petite colline du pays Dogon.

Depuis deux ans, en période d’hivernage je cultive la terre avec mes parents pendant deux mois, puis je passe les dix autres mois de l’année à Bamako pour faire du gardiennage.

©2010 Benoit FACCHI

Grâce à ce travail à Bamako, je peux permettre à mes trois jeunes frères d’avoir la chance d’étudier. Chaque mois, je gagne 40000 FrCFA (60€) sur lesquels j’économise 25000 FrCFA (38€) qui serviront à participer aux frais de scolarité, de logement et de nourriture des plus petits, dans l’espoir qu’il parviennent dans le futur à décrocher un job de fonctionnaire ou autre…

La maison que je garde appartient à un « richard » malien qui la loue à des touristes ou hommes d’affaires de passage. La plupart du temps les patrons sont durs avec moi, en particulier les riches africains qui me demandent souvent de faire des tâches supplémentaires comme le ménage, s’occuper des plantes, la vaisselle, la lessive ou les courses…sans jamais me donner le moindre pourboire ou m’ offrir à manger.

©2010 Benoit FACCHI

L’an dernier, un américain est venu pour un mois, je ne l’oubliera jamais ! Avant de partir, il m’a fait cadeau de 50000 FrCFA (75€) qui m’ont permis d’acheter 50kg de riz, 50kg de mil, un sac de grains pour nos deux vaches et même une nouvelle charrue !

Je suis très chanceux, car beaucoup de jeunes de mon village qui ne possèdent rien, même pas de vêtements, aimeraient travailler à Bamako comme moi une partie de l’année. J’aurais aimé faire des études comme mes jeunes frères, pour ensuite gagner d’avantage, avoir un meilleur boulot comme celui de professeur pour pouvoir aider les jeunes de mon village. Mais je dois accepter la vie que Dieu m’a donnée.

©2010 Benoit FACCHI

La France pour moi est synonyme d’un avenir meilleur. Si je trouve un moyen, quel qu’il soit, j’irai travailler là-bas. Je rêve de pouvoir construire un jour une grande maison à Bamako pour toute ma famille, surtout pour mes parents pour pouvoir m’occuper d’eux quand ils seront vieux. Je rêve de grosses voitures, d’une belle femme aux formes généreuses, qui soit douce et très croyante, quelque soit sa race ou religion. Il faut croire à l’existence de Dieu, il est partout. Il donne tout et crée tout. Dieu est tout pour moi.

Le Mali est mon pays, je l’aime beaucoup, car c’est un pays en paix, sans guerre, sa culture est basée sur la tolérance, l’entraide et la tranquillité. Mais aujourd’hui, les jeunes cherchent de plus en plus à ressembler aux européens et deviennent vulgaires… si seulement ils pouvaient devenir croyants et tolérants ! D’après moi, les adultes devraient revoir l’éducation des jeunes, surtout à Bamako. La vie c’est le respect mutuel, ne pas nuire à son prochain. L’argent en fait aussi parti : si Dieu te crée pauvre tu dois l’accepter, pour le riche c’est pareil. Vis comme Dieu t’a créé, naturellement.

Cette année, j’ai deux objectifs : acheter un téléphone portable pour pouvoir communiquer avec ma famille, et un vélo pour mon frère pour aller à l’école qui est loin du village. L’idéal serait d’ajouter à cela un peu d’engrais et du matériel de culture pour améliorer notre production et ainsi pouvoir économiser de l’argent sur la nourriture quotidienne.

©2010 Benoit FACCHI

Ma famille possède 4 hectares à cultiver, sans machine. On a une charrue mais pas assez de boeufs. Il manque aussi de l’engrais, la terre est très pauvre. Tu sais, pour avoir de l’argent il faut d’abord manger ! Les gens n’ont pas d’argent supplémentaire pour développer les villages, améliorer leur vie. L’argent sert uniquement à se nourrir, il n’en reste plus pour d’autres projets… Comment s’assurer un avenir, une pension de retraite avec une telle vie ?

Les ONG devraient développer des moyens de se nourrir dans les zones les plus reculées, sans rendre les villageois dépendants de ce soutien… J’aimerais aussi que les touristes ne se limitent pas seulement aux endroits touristiques du Mali, il faut qu’ils aillent voir la réalité : les gens ont faim ! « 

©2010 Benoit FACCHI

Si vous souhaitez aider Benoit dans ses projets, je peux servir d’intermédiaire jusqu’à mon départ du Mali le 21 janvier.
Envoyez moi simplement un mail à contact@cliche-bf.fr.

©2010 Benoit FACCHI

Initié (merci en bambara)

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